Palabras

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(PT) Palabras = petits mots

Préambule

On sait de moi que mes racines plongent dans l’Atlantique, en territoire lusitanien mais aussi en terre gaumaise, à la frontière entre Saint-Mard la frondeuse et Virton la disciplinée. D’aucuns diront que j’ai les yeux chargés de saudade et des cernes qui ne peuvent mentir la houle de mon caractère. On me prête à la fois tendresse et froideur, je dirais pudeur, plutôt et retenue aussi. Je suis surtout de celles qu’un mot ravit et que le frôlement d’une mélodie suffit à faire frémir plutôt que de celles qui abusent d’artifice.

Alors, par ici, je vous déposerai les mots et les phrases qu’il me plaît d’amarrer à ma tête. Ces envies d’authenticité et d’explorer la relation qui nous lie. Par ici, je franchirai le pas, outre-boutique, qui me mène de vous à moi.

C’est décidé, aujourd’hui est le premier pressentiment de ce que je vais demander à la vie.  La promesse de qui je suis.

Je reste là, au soleil, le coeur apaisé, en regardant les choses et les hommes d’un oeil amical et je sais que la vie vaut la peine d’être vécue, que le bonheur est accessible, qu’il suffit simplement de trouver sa vocation profonde, et de se donner à ce que l’on aime dans un abandon total de soi. La promesse de l’aube.

Services et Produits

Produits

Plaisirs pour les yeux  et pour la bouche

Mes produits s’invitent en boutique au rythme des productions et des commandes raisonnées. Issus de la noblesse et de la fertilité de la terre du nord de l’Atlantique ou de la terre du « milieu », ils  évoquent  le travail traditionnel et passionné. Chez la fille du boucher point de service en ligne mais des mains à même la matière et surtout des bras ouverts.  Je mise sur la relation de proximité et la sélection d’articles personnalisée.

Comme  un élément indispensable au bien manger, l’esthétique est aussi une affinité qu’il me plaît de toujours rechercher. C’est ainsi, je craque devant l’emballé et l’enrobé !  La beauté me fait l’effet d’une ondée chaude à fleur de la  peau ou d’un verre de bulles improvisé à la table du déjeuner. Convaincue qu’à elle seule la beauté peut zapper la morosité et nourrir autant que le goût, je vous offre mes découvertes pour les yeux et pour la bouche.

J’ose le dire, j’ai le goût du merveilleux. Comme un reste d’enfance. Il n’y a pas de création sans cela, ni de joie à entretenir sans cela.

L’histoire

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Le boucher et sa fille

Mon père est arrivé du Portugal, l’œillet à la chemise et dans son cœur un projet de vie pour se sentir responsable de ceux qui vont suivre.

Mon père est boucher. Lui, cela fait bien longtemps qu’il a trouvé le verbe de sa vie. Un métier-revanche sur cette étiquette d’imigrante. Un métier qui lui permet d’habiter le temps au lieu de courir après des épisodes de jeunesse avortée.  Un métier qui rectifie comme il le peut les incohérences des temps modernes en mettant les offrandes de la terre entre nos mains et les dons du ciel entre nos dents.

Aux côtés de mon père, j’ai appris à devenir plus heureuse et moins cramponnée à des objets inutiles. « C’est facile dès lors que tu acceptes ce que l’on te prête pour une vie ». C’est lui aussi qui m’a soufflé que tout n’est que mouvements et surprises, obstacles et réactions créatives.

A le regarder, j’ai troqué  l’habit de directrice contre un tablier fait de lin dru et de sueur. Sans l’imaginer vraiment je me rapprochai des mes sœurs de sang, au teint halé et aux baisers salés. Ces filles portugaises attachées à leur terre et à leurs pairs, à la mer et à la Vierge. J’ai osé déjouer le « tout traçé » et revenir vers elles, mes origines. Là où poussent les racines et la vigne.

J’ai déposé mes outils de travail et mes premiers cartons dans un coin de la boutique à papa pour ouvrir l’épicerie de mes rêves d’enfant. J’y ai rassemblé des étals aux couleurs de mon cœur  et  de cette lumière du Sud qui me fait tant vibrer. Chez la fille du boucher est né(e) et le métier d’épicière j’ai commencé, avec vous, à appréhender.